A en perdre la tête : Être fou dans l’Antiquité
La folie n’a pas toujours été enfermée.
Dans l’Antiquité, elle est d’abordinterprétée.
Avant les asiles, avant les diagnostics, avant la psychiatrie, la folie circule. Elle traverse les corps, les familles, la cité. Elle peut être un signe des dieux, un déséquilibre du corps, une menace pour l’ordre civique — parfois les trois à la fois.
Sources antiques :
- Homère, Iliade et Odyssée
- Hésiode, Les Travaux et les Jours
- Sophocle, Ajax
- Euripide, Les Bacchantes, Médée
- Hippocrate, De la maladie sacrée, Airs, eaux, lieux
- Platon, Phèdre
- Aristote, Problèmes, XXX
- Celse, De Medicina
- Galien, Des causes des maladies, Des lieux affectés
- Sénèque, Lettres à Lucilius
- Digeste de Justinien
Travaux historiographiques modernes :
Michel Foucault, Histoire de la folie à l’âge classique (usage critique et contextualisé)
Jackie Pigeaud, La maladie de l’âme, Les Belles Lettres
Jackie Pigeaud, Folie et cures de la folie chez les médecins de l’Antiquité gréco-romaine
Danielle Gourevitch, Le mal d’être femme
Véronique Boudon-Millot, travaux sur Galien
Photo : Réplique de masque de théâtre en marbre pentélique trouvé à Athènes près de la Porte Dipylon.
Marsyas (2005)